17 février 2016 ~ 0 Commentaire

Seul sur Mars

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Tombé dessus par surprise à la Fnac, je me suis laissé tenté par l’œuvre d’Andy Weir, un auteur complètement inconnu, apparemment passionné de l’espace. Seul sur Mars est son premier roman et on ne peut que dors et déjà en déduire que c’est un bon bouquin dans la mesure où Ridley Scott l’a adapté au cinéma. Le film étant excellent, on est en droit de penser que le livre l’est aussi…

Mark Whatney, botaniste et astronaute de la NASA se retrouve coincé seul sur Mars après avoir été laissé pour mort par son équipage pendant une violente tempête. C’est balo! Tout n’est pas si grave car l’habitat qui abritait l’équipage est toujours debout et assez riche en nourriture. Le problème c’est que l’habitat n’est pas prévu pour résister plus de trois mois et qu’il n’y aura plus assez de nourriture avant la prochaine mission sur Mars prévu dans environ deux ans. Aïe! Nous avons heureusement un héros fort intelligent et terriblement téméraire.

Avec une pointe d’humour, l’auteur nous conte l’aventure de Mark à travers son journal de bord. Astucieux! Cependant, le roman est assez riche en détail techniques. J’ai du puiser dans mes souvenirs en électricité, chimie et informatique pour ne pas être totalement largué. Cela devient assez lourd, voire soporifique, mais ajoute une forte crédibilité au roman. L’auteur est un véritable génie.

Pour être franc avec vous, je n’ai pas terminé le livre car j’ai fait la boulette de voir le film. Celui ci lui étant fidèle à cent pour cent, je ne pense pas avoir le courage pour me refaire une séance de  : « Il suffit de coupler les batteries du rover en parallèle pour que l’habitat ai l’énergie suffisante pour produire la quantité nécessaire en hydrogène. Ensuite je n’aurai plus qu’à extraire l’azote et le remplacer par l’oxygène. Grâce à cela j’obtiendrai assez d’H2O pour mon champ de pommes de terre. Si mes calculs sont exacts, je ramasserai une vingtaine de patates tout les 30 sols et pourrai survivre en me rationnant jusqu’au sol 548. Il faudra qu’en même temps je puisse rentrer en contact avec la NASA, en langage hexadécimal évidemment! » J’invente, mais le livre est remplis de détails techniques encore plus compliqués…

Toute l’histoire ne se déroule pas sur Mars car les gars NASA œuvrent aussi de leur côté pour ramener Whatney sur Terre (ils apprennent assez vite qu’il est toujours en vie). Et dans ses passages, l’auteur oublie que le lecteur n’est pas astronaute et nous balance des discussions ultra techniques des chefs de la NASA, personnages dont il faudra se faire une image par nous même car absolument pas décris par l’auteur. Là encore, on retrouve une belle crédibilité mais aussi une certaine lourdeur qui nous amène à nous languir de retrouver Mark sur Mars pour connaître la suite.

Pour résumer, l’histoire est excellente grâce au personnage très attachant de Mark Whatney et aussi grâce au ton sarcastique de son journal de bord. Cependant, les décors manquent de description tout comme les personnages de la NASA (pour Whatney, il suffit de regarder la couverture) et j’ai eu l’impression par moment d’ouvrir un manuel d’installation d’une fusée…

 

Poupon

 

 

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